Quels sont les fondamentaux du SEO adapté aux sites ecommerce ?

SEO ecommerce

En SEO, c’est bien connu, les sites e-commerce sont bien souvent les plus difficiles à référencer pour une simple et bonne raison : il y a davantage de spécificités et de fonctionnalités à prendre en compte que sur de simples sites de contenus ou sites de leads classiques. Duplication de contenus VS pages pauvres en contenus, cannibalisation des pages catégories / sous-catégorie / produits, pages indésirables ou non indexables ouvertes au crawl par méconnaissance ou inadvertance, problèmes d’affordance ou de site non responsive qui nuisent au taux de conversions… Bref, on peut vite se retrouver face à une usine à gaz à gérer, ce qui n’envoie pas des signaux positifs à notre cher ami Google en vue d’un meilleur référencement. Il faut donc idéalement anticiper chacune des problématiques spécifiques aux sites webmarchands avant de se lancer dans la création ou la refonte d’un site Internet. Et si vous devez auditer un site existant, il faudra faire preuve de patience et avancer avec méthode pour ne pas se perdre dans les méandres que nous réservent les sites de vente en ligne.

Techniques de base à connaître lors de l’optimisation d’un site e-commerce

Évitez la cannibalisation inter-pages

Par cannibalisation, j’entends la faculté pour un site d’apparaître à plusieurs reprises sur une même page de résultat Google. Si ce phénomène a parfois du bon – étant donné que votre s’affiche plusieurs fois sur une même page, votre visibilité s’accroît et donc, par principe, les chances que votre site soit cliqué se multiplie – il va à l’encontre d’un des grands principes du SEO qui est de n’avoir sur son site que des pages visant, indépendamment les unes des autres, des mots-clés différents, l’objectif étant de couvrir un maximum de requêtes inhérentes à son domaine d’activités. Ainsi, en principe, plus on est haut dans l’arborescence (page d’accueil, pages catégories), plus on visera des requêtes génériques, tandis que, plus on entre en profondeur dans les pages du site (pages sous-catégories, pages produits…), plus on aura tendance à viser des expressions de longue-traîne.

Cannibalisation SEO

Optimisez le maillage interne et permettez aux robots des moteurs de recherche de crawler vos pages, même les plus profondes

Pour illustrer cette longue tirade qui fait office de titre, prenons un exemple. Par optimisation du maillage interne, j’entends aller plus loin que le simple de fait de placer des liens sur des ancres. Pour être plus précis, il s’agirait plutôt d’exploiter la pagination de votre site. Trop souvent, je rencontre des sites ecommerce qui empêchent le crawl des pages paginées, autrement dit les pages ayant ce genre de paramètres dans l’URL : ?p=2. Ces sites ont souvent le tort d’avoir une balise canonical unique, laquelle renvoie malencontreusement vers la première page, sur l’ensemble des pages de pagination. Or, ne pas permettre aux moteurs de recherche d’avoir accès à cet ensemble de pages, c’est se tirer une balle dans le pied dès lors que les spider accéderont difficilement à vos pages produits qui sont le plus souvent concernés par ce cas de figure. Aussi, je vous recommande non seulement de ne pas mettre de directives dans le fichier robots.txt (Disallow), ce qui empêcherait Google ou d’autres moteurs d’accéder à ces pages, mais je vous invite, bien au contraire, à indiquer le contenu paginé via les balises HTML rel= »next » et rel= »prev », afin d’indiquer à Google les liaisons logiques entre les pages. Cela lui permettra de mieux comprendre le lien qui unit vos pages mais aussi d’accéder plus facilement aux contenus présents en pages 2, 3, 4, etc. Côté indexation, plusieurs écoles : l’une qui consiste à laisser s’indexer ces pages de destination et l’autre qui, à l’instar de mon comparse Quentin Fily, préfère bloquer l’indexation, soit via une balise canonical, soit via une balise Meta Robot Noindex. Si vous avez un avis à ce sujet, n’hésitez pas à le partager en laissant un commentaire. il semblerait y avoir à l’heure actuelle plusieurs écoles sur l’indexation ou la non-indexation de ces pages.

D’autres incontournables du SEO adapté aux sites ecommerce

  • Avoir un site web responsive design est aujourd’hui essentiel !

Avec l’avènement du Google Mobile First en 2017 et le fait que, depuis 2015, la compatibilité mobile est devenue un critère de classement supplémentaire pour apparaître dans les pages de résultats naturels, le numéro 1 mondial des moteurs de recherche affirme sa volonté d’accorder aux sites mobile-friendly une plus-value dans le calcul de l’algorithme. Utilisez l’outil de test Google Mobile-Friendly afin de vérifier si votre site respecte parfaitement les guidelines Google en matière de compatibilité 100% mobile : https://search.google.com/test/mobile-friendly

Outil de test Google Mobile Friendly

  • Avoir un site web 100% sécurisé

Site web non sécuriséDepuis quelques mois, tout site Internet qui ne dispose pas d’un certificat SSL, protocole qui permet de sécuriser les échanges de données sur un site Internet (validation d’un formulaire et mots de passe, tunnel d’achat et informations liées à la carte de paiement…), se voit affublé d’un message d’avertissement à côté de son nom de domaine dans la barre d’adresse.

Techniques avancées adaptées au ecommerce

Synergie SEO/SEA

Une bonne astuce pour optimiser vos ventes : utilisez les données de vos campagnes Adwords (sous réserve que vous ayez des campagnes de lancées) pour les appliquer au SEO. Récupérez ainsi le CA et les transactions par mot-clé, puis combinez cette data avec les indicateurs de performance SEO, à savoir le positionnement par mot-clé, le volume de recherches mensuelles, ainsi que d’autres facteurs telles que l’URL positionnée et le nombre de sessions par page de destination SEO. Cette astuce vous permettra ainsi d’avoir par un tableau complet qui listera, par mot-clé :

  • le CA Adwords généré sur la période sélectionnée,
  • le nombre de transactions générées,
  • la volumétrie de recherches mensuelles,
  • la position par mot-clé dans les résultats naturels,

Cela va vous permettre d’identifier les mots-clés qui génèrent du CA en Adwords et que vous pourrez cibler en SEO en vue d’augmenter également votre chiffre d’affaires en provenance de ce levier, davantage ROIste sur le long terme. On utilise ainsi la complémentarité du SEO avec le SEA, on exploite les données de l’un qu’on associe à l’autre pour mieux travailler sa stratégie SEO et se fixer de vrais objectifs fondés sur des éléments tangibles.

Par exemple, admettons que le mot-clé « chaussures bateau femme » soit l’un des mot-clés qui génère le plus de CA en Adwords, qu’il ait un volume de recherches mensuelles assez important, c’est-à-dire au minimum 500/1000 recherches mensuelles, et que vous ne soyez pas bien positionné en référencement organique, cette requête pourra alors devenir l’une des requêtes de votre futur plan d’actions à court et moyen terme. Bien entendu, pour mettre en place ce type de stratégie, vous devez au préalable avoir mené des campagnes Adwords, récolté suffisamment de données pour les exploiter de manière efficace.

Astuce : pour réaliser votre tableau Excel et centraliser les différentes datas que vous aurez collectées (CA, sessions, volume de recherches, positionnement, URL…), vous aurez besoin de savoir utiliser la fonction Excel =RECHERCHEV.

On peut encore aller plus loin en ajoutant de nouvelles grilles de lecture à notre tableau initial. Voici les critères que je vous invite à collecter afin d’obtenir un tableau exhaustif qui vous servira de tableau de bord quant aux décisions stratégiques à adopter pour l’optimisation du référencement naturel de votre site Internet :

  • ajoutez une colonne spécifiant, pour chaque mot-clé du tableau, les mots-clés ayant été saisis par les internautes via le moteur de recherche interne

NB : Pour bénéficier de cette information, vous aurez besoin d’un export de cette donnée disponible via le back-office de votre site.

  • ajoutez une colonne indiquant le nombre de résultats dans Google ayant exactement ce mot-clé dans la balise title. Ce critère de sélection vous donnera des indications complémentaires concernant les difficultés que vous rencontrerez à positionner telle ou telle expression en fonction du nombre de pages, et donc de concurrents directs, ciblant exactement la requête. Ainsi, il sera plus simple de positionner votre site sur une requête pour laquelle seuls 824 concurrents ont le mot-clé dans la title, contre une requête dont la commande google intitle: »mot-clé » indique 1 570 concurrents.

824 concurrents directs sur la requête exacte (ce que spécifient les guillemets autour de l’expression) « achat chaussures bateau » :

Commande Google intitle

1 570 concurrents directs sur la requête exacte « vente chaussures bateau » :

Opérateur de commande Google Intitle

Une fois cet ensemble de données récoltées, classées et triées dans votre tableau Excel, il ne reste plus qu’à pondérer chaque critère comme bon vous semble, en attribuant une note. Par exemple, si un mot-clé a un volume de recherches mensuelles supérieur à 10 000, on lui créditera un bonus de +3 points. A l’inverse, si la volumétrie de recherches n’est que de 5 400, on lui attribuera la note de +2. On réitère cet exercice pour l’ensemble des autres critères (CA, mot-clé présent via le moteur de recherche interne ou non, positionnement SEO, concurrence via la commande Google Intitle) et on ajoute une colonne qui calculera une note globale déterminée pour chaque expression du tableau, ce qui permettra, en définitive, d’obtenir un classement global des mots-clés les plus stratégiques à travailler et à cibler dans le cadre de votre stratégie SEO. Voici un aperçu de ce que peut donner ce type de tableau :

Tableau de bord des mots-clés à cibler en synergie entre le SEO et le SEA

Avec un peu de couleurs et quelques formules Excel, on automatise notre tableau, on le rend plus facile à lire et le tour est joué…

Approfondissez la rédaction de vos balises title en vous basant sur des données déjà existantes via un tableau croisé dynamique

L’une des meilleures méthodes que je connaisse à ce jour en vue d’optimiser la balise title des pages d’un site et d’avoir une vision claire qui évite la cannibalisation, les redondances ou les chutes involontaires de positionnement sur une ou plusieurs requêtes essentielles, c’est la création d’un tableau croisé dynamique via Excel à partir de deux types de données indispensables qu’on va croiser :

  • les pages de destination issues d’Analytics,
  • les mots-clés positionnés dans SEMrush

Une fois le TCD généré, voici ce que cela donne :

Tableau croisé dynamique Excel : mots-clés positionnés par pages de destination

NB : bien sûr, cette technique nécessite d’avoir suffisamment de données à traiter. Il faut donc que le site soit déjà existant. Il ne doit donc pas s’agir d’une création de site en partant de zéro.

Vous disposez d’un site webmarchand et souhaitez développer votre visibilité en ligne ? Je vous invite à creuser encore davantage le sujet en consultant le blog ecommerce Dropshipping Succes qui vous prodigue notamment de nombreux conseils et astuces pour créer et développer votre site e-commerce de niche.

 

 

2 commentaires

  1. Quentin Fily dit :

    Hey !
    Merci Antho pour la mention ahahah ^^ En effet la question avait fait débat. Je partais du principe qu’indexer des pages qui n’avaient aucun objectif de positionnement, c’était pas utile. Mais finalement j’ai changé d’avis, j’ai tout indexé !

    A voir ce que ça donne 😉

  2. Pierro dit :

    Pour ce qui est de la pagination, je fonctionne de la même manière que toi avec la mise en place du rel next / rel prev. A mon sens la canonical n’est pas adaptée puisque tes pages paginées ne proposent pas le même contenu (fiches produits).
    Pour autant ce qui est à travailler également, pour une meilleure exploration, c’est la navigation de la pagination.

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