Rubrique presse High Tech cherche rédacteurs qualifiés désespérement

Tablette électronique ipad

Ce titre digne d’une petite annonce à l’ancienne illustre toutefois parfaitement les difficultés rencontrés par la presse généraliste pour alimenter leurs rubriques High Tech avec des articles intéressants, bien informés et qui savent, quand c’est nécessaire, secouer le cocotier.

A leur décharge, la technologie n’est plus cantonnée à certaines applications ou biens de consommation bien identifiés. Elle est désormais absolument partout. Le périmètre de la High Tech est désormais tellement large que les investisseurs et les économistes ont ressenti le besoin de la segmenter en écosystèmes spécifiques comme la FinTech ou HealthTech. Cette complexification est au centre des difficultés rencontrées par les médias pour recruter des rédacteurs spécialistes de la thématique HighTech. Voici pourquoi.

La HighTech se complexifie et devient plus transversale

L’ubiquité de la technologie contribue à faire exploser le nombre d’applications spécifiques qui peuvent être traitées par les journalistes des rubriques HighTech. Aux côtés des incontournables nouveaux téléphones et tablettes trônent les objets connectés comme les enceintes Amazon Echo, Google Home ou Apple HomePod ainsi que la pléthore d’appareils hétéroclites qui forment l’internet des choses. Et nous n’avons commencé à érafler qu’une minuscule partie des sujets grands publics qui peuvent être intéresser les consommateurs.

Ajoutez à ceci la domotique, les voitures autonomes, l’Intelligence Artificielle, les jeux vidéos, la réalité virtuelle et un écosystème complet d’applications et de logiciels plus ou moins spécialisés et vous comprendrez aisément que le sujet est un puit sans fond !

Des profils de rédacteurs difficiles à séduire

Face à une telle complexité, il n’est plus possible de simplement recruter des rédacteurs issus d’une école de journalisme dotés de l’esprit geek. Il est nécessaire de chasser des profils atypiques qui allient une solide plume à des connaissances, voir des diplômes, en informatique ou en ingénierie et une véritable passion pour certains écosystèmes technologiques.

Cette chasse à la licorne est d’autant plus difficile que le secteur de la presse fait face à un contexte économique difficile qui a contribué à grandement réduire le niveau de rémunération des journalistes et des pigistes. Comme les autres acteurs de l’économie traditionnelle, les médias doivent également composer avec la mutation du rapport au travail de la génération Y. Souvent dotés d’un esprit plus entrepreneurial que leur prédécesseurs, ils n’hésitent pas à multiplier les projets extra salariaux afin de boucler leurs fins de mois mais également de s’ouvrir la possibilité de changer de vie.

Des opportunités auto-entrepreneuriales facilitées par un accès aisé aux technologies de l’information

L’émergence des réseaux sociaux et de CMS comme wordpress permet désormais à Monsieur et Madame Toutlemonde de s’exprimer sur internet et de tenter de faire entendre sa voix. Autant dire que le candidat idéal pour s’occuper d’une rubrique high tech connaît souvent ces technologies sur le bout des doigts.

Plutôt que d’accepter des piges à 20 ou 30€ l’article, un bon nombre préfère monter son propre site web ou créer sa chaîne Youtube. Un tel investissement temps permet de s’intégrer dans une communauté de personnes de même sensibilité, et de parfois développer leur aventure avec d’autres. “J’ai avant toute développé mon blog sur les concepts technologiques car j’aime m’intéresser à ce que l’avenir pourrait nous réserver. Il me permet de développer un side project à ma vie professionnelle et de discuter avec des passionnés,” nous confie Florent, le rédacteur du site Weekiz.fr. “J’ai été approché par certains médias pour contribuer sur certains sujets mais j’ai décliné face à leur angle éditorial fermé, l’absence de liberté de ton et la faiblesse de la rémunération”, ajoute-t-il.

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